Tongariro !

Les apprentis alpinistes en Mordor.

Grand jour en ce mercredi 10 février (ouais je sais ça remonte à deux semaines) !
Un “highligh” de ces premières semaines.
Le trek du Tongariro (le plus court, celui de 20 kilomètres).
Le Tongariro, c’est quoi?
Le Tongariro, c’est le nom du mont, c’est le nom du parc national, c’est le nom du trek.
Il s’agit du plus vieux parc national néo zélandais, le trek est considéré comme l’un des 10 meilleurs trek d’une journée au monde. Rien que ça !

Des volcans en activité, des lacs, de l’activité géo thermale, des coulées de laves durcies depuis des millénaires, des cailloux, des montées, des descentes, et 3 monts !
Le Ngauruhoe, le Tongariro et le Ruapehu.
Un beau challenge, par chance nous avons eu beau temps (sauf le sommet un peu nuageux) mais en considérant les retours d’autres personnes ayant fait ce trek, nous sommes tombé un bon jour.

Première impression en arrivant sur le site? on est déjà en altitude, on s’est levé à 5h, il fait froid, il y a du vent et on a la tête dans le c….
On? Qui ça on? On c’est moi même et mes 2 compères alpinistes d’un jour, Victor le nordiste et Brad le canadien. Aucun de nous n’est expert en rando mais à 3 on devrait s’en sortir vivant!

Première partie relativement plate, une belle vue sur les plaines alentours et un premier aperçu des monts qui se profilent. Au bout d’une heure, on aperçoit des silhouettes qui grimpent en haut d’une belle montée….
“C’est notre chemin?
-Je crois bien….
-Mais ça monte vachement non?
-Oui, mais le plan indique que ce n’est pas le pire de la journée!”
ça promet…..

La première montée semble raide, mais la piste est propre, des marches, des rochers.
C’est long, dur pour les jambes (oui il est 8 heure du matin mais on est déjà à fond dedans!) mais il s’agit juste d’un apéritif en attendant la suite.
On redescend légèrement puis on accède à des terrains plats entre les montagnes, des plaines “mordoresques” (Seigneur des anneaux of course), un désert du pierres, pas ou très peu de végétation. Une impression d’être minuscule. Les nuages filent vite et grattent les sommets, on dirait de l’écume ou de la fumée.


La prochaine montée nous attend… La piste est beaucoup moins accueillante, beaucoup moins aménagée, du sable, des parties glissante, des rochers et une pente importante.
Au milieu de la montée, un panorama impressionnant avec une paysage désertique, noir, poussiéreux… D’un côté ou de l’autre de la crête, la différence est flagrante.
On monte, on monte…


Arrivé au sommet, pas de vue sur les lacs que l’on verrait par temps clair, nous les verrons en descendant. En sueur malgré la fraîcheur, Dans le brouillard ou plutôt dans les nuages (mais ça, ça fait déjà 4 semaines que j’y suis).
Une pause s’impose, sandwich, fruit, il faut recharger les batteries.

Prêt pour descendre !
En parlant de descendre, la descente est ardue, du sable et une pente très très importante, on descend lentement, on remplit les chaussures de sable et de poussière, un point nous rassure, on est pas les seul a galérer !
On passe sous les nuages, et on aperçoit enfin les 3 lacs bleu/vert du plateau suivant.


De nouveau un peu de plat, les montées les plus dures sont derrière nous !
Toujours ce paysage terrifiant et magnifique, le vide, le vent et les pierres s’opposant aux monts, au ciel et aux nuages.
Une dernière petite montée, malgré la faible difficulté de celle ci, les jambes chauffent !
les efforts de la journée se sentent. Mais une fois monté, le top, la récompense , Blue Lack ! Un lac entre les montagnes d’un bleu incroyable qui contraste avec toutes les couleurs que l’on a pu voir de la journée.
Scotchant!!


On poursuit tout de même la route, même si on aimerait y rester.
La dernière partie du trek n’est que paysage, on est pas encore trop descendu encore, nous sommes donc toujours assez haut en altitude et nous arrivons sur une piste en pente douce de plusieurs kilomètres avec une vue imprenable sur les montagnes au loin, les lacs et la plaine.
Les mots ne décriraient pas les sensations.
Le chemin serpente et cette descente offre des panoramas incroyables.
Un contraste total avec les paysage lunaires de l’heure précédente !


Au bout d’une heure ou deux, le refuge, dernier stop avant la dernière partie, une petite pause et toujours cette vue.
On repars en direction de la fin de l’aventure d’un jour.
Au bout d’une nouvelle heure de descente, on arrive a la forêt qui marque la fin du trek, une heure de marche en forêt.
Comment la décrire? pas une forêt exotique ni une forêt continentale a l’européenne. Non, un peu des deux, une balade reposante pour conclure la journée au son des cigales (ou quelque chose qui y ressemble) et de la rivière.


Près de 7 heures après le départ, vers 15 h et après 30 000 pas et 24 km parcourus (statistiques podomètre), le parking.
La pluie pointe son nez mais il est trop tard, on est déjà à l’abri dans le bus qui nous ramène doucement à la réalité… Une expérience unique.

Et les jambes dans tout ça? Même pas de courbatures ! Succès !

P.S : Comme vous avez pu le deviner, certaines scènes du Mordor dans le Seigneur des anneaux ont été tournées ici. 🙂

Biz

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11 thoughts on “Tongariro !

  1. encore 1 belle aventure flo !!! complètement( féerique!!! et houai tu es toujours sur ton nuage !!! à quand la fin des grandes vacances? après tout ce périple tu vas avoir la peche pour aller au boulot ;Gros bisous mon flo

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      1. Oui j’imagine ! Je vais regarder avant de le faire. J’arrive en NZ le 29 pour un mois. Je vais regarder pour prévoir ça. Un peu peur que ce soit trop difficile quand même…

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